20 juillet 2018

Maxcîme Bréchet à la rencontre d’Initiatives Solidaires

L’association Initiatives Solidaires a vu le jour en 2013 à Aubervilliers. L’année d’après, elle ouvre un chantier Bois/métal intitulé Revalorisation-Transformation, encadré par un artiste sculpteur Christian Grisinger. Maxcîme Brechet est allé à sa rencontre. Cet artiste crée, explique depuis 35 ans. Il a la passion des belles choses, le goût du travail bien fait, et son savoir-faire, maintenant, il s’attache à le transmettre. Depuis 2014, il encadre des personnes en difficulté.
Christian Grisinger : « J’ai voulu lié à la fois cette passion de la création et ce travail social, pour pouvoir transmettre cette passion à ces gens, disons, qui ont des parcours chaotiques. »
43 personnes sont en insertion professionnelle, tous ont eu un parcours difficile.
Néné vient de Guinée, les raisons de son départ, elle ne les raconte pas. Ici elle a pris un nouveau départ et surtout appris un nouveau métier.
Néné : « Je me suis intéressée à ce travail parce qu’il me plait beaucoup. Je l’ai jamais fait dans ma vie mais comme je suis venue à l’atelier, là, je l’ai appris vraiment donc ça m’a plut. Je continuerai toujours à le faire. J’ai appris beaucoup de choses, à faire des lampes. Je travaille avec beaucoup d’hommes. Je suis la seule dame. »
Quant à Joël, informaticien il y a 20 ans, il est allé de boulot en boulot, de galère en galère. Aujourd’hui, il compte bien transformer sa vie et continuer à créer.
Joël : « Ça va faire 2,5 ans que je suis à Initiatives Solidaires et pense me mettre à mon compte d’ici début 2017 pour réaliser, faire des structures, des choses comme ça. J’ai récupéré un [panneau] sens-interdit un peu cabossé et en fait, je vais essayer d’en faire une selle. »
L’objectif d’Initiatives Solidaires est de réapprendre à ces personnes les codes du travail, le rythme et les contraintes d’une collaboration en équipe. Ils sont salariés et leurs créations sont vendus à leur juste valeur.
Christian Grisinger : « Pour les gens que nous accompagnons en parcours d’insertion, pour eux aussi c’est une vraie reconnaissance  quand ils voient une lampe qui vaut 200, 300 ou 400 euros qui se vends. Ils se rendent bien compte, eux qui ont souvent été mis à l’écart de tout parcours professionnel ou qui ont été dévalorisés dans leur travail, dans leur vie, ils se rendent compte que c’est bien leur travail qui plait. »
Les artisans de la seconde chance ont constitué une véritable caverne d’Ali Baba, jonchée des objets aussi originaux les uns des autres, objets uniques, de véritables œuvres d’art. [Les pièces sont signées par toutes les personnes qui ont participé à leur création.]

Cette vidéo a été réalisée à des fins pédagogiques dans le cadre d’un stage professionnel dispensé par l’INA.

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